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L’appel du papillon

Créé par

Publié le

17 avril 2018

Modifié le

17 avril 2018

Bande dessinéeNiveau intermédiaireCréation individuelle

«À l’origine, mon univers était gris. Jusqu’au jour où j’ai reçu une étrange invitation à une fête. Et c’est à ce moment que mon monde s’est vu plongé de teintes qui m’étaient jusqu’alors inconnues.»

«L’appel du papillon» est une bande dessinée que j’ai réalisée dans le cadre du concours «C’est la fête!» organisé par Square Banq.

La bande dessinée est séparée en trois parties, dont deux d’entre elles seront seulement accessibles si on réussit à résoudre une énigme. Une fois la réponse trouvée, il suffit d’ajouter cette dernière à l’URL indiqué à la fin de chaque partie pour accéder à la prochaine section.

Vous pouvez accéder à la première partie de la bande dessinée ici.

Si jamais vous êtes bloqués en cours de route, je laisse un lien vers la bande dessinée complète; il vous suffit de cliquer ici. C’est une alternative que je vous conseille de prendre seulement en dernier recours, c’est-à-dire si vous n’arrivez vraiment pas à trouver la réponse à l’une des énigmes ou si vous n’arrivez pas à accéder à la prochaine partie.

 

[EXPLICATIONS DU SCÉNARIO]

À l’origine, le protagoniste considérait son monde comme étant froid, monotone et terne. Cependant, la fête qu’il a vécue lui apprend à voir le côté festif de la vie, à être optimiste. Il vit des émotions qu’il n’avait presque jamais éprouvées par le passé telles que la joie, l’émerveillement, le bonheur, et bien d’autres illustrées de façon figurée à travers les différentes illustrations.

Le protagoniste devait accepter le jeu de devinettes et d’énigmes proposé par la fille au papillon afin d’accéder au domaine festif, un jeu qu’il aurait facilement pu refuser s’il s’était comporté comme n’importe quel individu masqué froid et sérieux. S’il n’avait pas accepté de «jouer», de laisser libre cours à son côté déjanté et à son imagination, jamais il n’aurait pu entrer dans le monde coloré. Le protagoniste s’est en revanche pris au jeu; son côté festif l’appelait et il a répondu à son appel.

Quant à la jeune fille, elle sert de pont entre le monde grisâtre du protagoniste et le domaine festif. Elle représente le cheminement psychologique du protagoniste entre le début et la fin de l’histoire et pourrait même être considérée, d’une certaine manière, comme l’incarnation de l’esprit festif du protagoniste qui s’est réveillé au fil du temps. Voilà pourquoi elle prend la forme d’un papillon et qu’elle porte un accessoire inspiré de cet insecte représentant le changement et la métamorphose.

On pourrait croire que cette fête était à la frontière entre le réel et l’onirique. Cependant, les émotions qu’a vécues le protagoniste étaient bien réelles et sont restées en lui malgré la fin de cette soirée. Elles ont eu un impact non sur son monde, mais sur sa façon de le voir. La fête est en total contraste avec la ville dans laquelle vit le protagoniste, que ce soit en termes de couleurs, d’émotions ressenties, des gens qui l’animent, et plus encore, mais également le lieu : la forêt, la nature elle-même. La forêt représenterait aussi l’inconscient en raison de son obscurité et de son enracinement profond. On pourrait ainsi interpréter l’histoire de manière à ce que la fête se soit déroulée dans l’inconscient du protagoniste qui cherchait à colorer sa vie et, inconsciemment, passer du pessimisme à l’optimisme.

Processus de création

J’ai commencé la réalisation de la bande dessinée vers la fin du mois de janvier 2018 et l’ai terminée vers le milieu du mois d’avril 2018.

J’ai d’abord fait une tempête d’idées et j’ai dessiné plusieurs croquis de personnages que j’inclurais à travers le synopsis. J’ai aussi pris le temps de réfléchir aux thèmes que je pourrais aborder avec le sujet de la fête, tels que le bonheur, l’optimisme, etc. Dès lors, l’idée de faire un contraste entre un monde monotone et un domaine joyeux et festif m’est venue en tête. Je voulais prendre davantage de temps (autour de deux semaines) pour planifier le projet et savoir vers quel résultat je me dirigeais.

Pour la majorité des illustrations présentes dans la première partie du projet ainsi que les dessins des paysages, j’ai employé la méthode du «grayscale», qui consiste à d’abord poser les ombres et lumières dans l’image pour ajouter par la suite les couleurs. En ce qui concerne les dessins liés à la fête en général et aux personnages, j’ai préféré opter pour la technique du «cell-shading», dans laquelle on pose les couleurs de base et on ombre par la suite. J’ai également veillé à ce qu’il y ait une forme d’évolution dans le dessin du protagoniste à travers l’histoire. Au début de celle-ci, ses yeux sont cachés et il est dépeint de couleurs. En revanche, plus on progresse, plus le protagoniste gagne en couleurs, et ce, jusqu’à la dernière page. La majorité des illustrations ont été réalisées sur le logiciel Krita avec ma tablette Wacom Intuos Pro; elles me prenaient entre une heure et deux heures, dépendant de leur complexité. J’ai également utilisé le logiciel Medibang Paint Pro pour la mise en page de certaines cases de la troisième partie.

Au fur et à mesure que je terminais les dessins, je faisais la mise en page de la bande dessinée sur le logiciel Microsoft PowerPoint 2016. L’idée de base était que la première partie soit très sobre et structurée, tandis que les suivantes «briseraient», d’une certaine manière, les codes de la bande dessinée classique. La deuxième se rapproche d’un style de composition inspiré du scrapbooking. Cette section sert surtout de transition entre le monde du protagoniste et celui de la fête. Finalement, la dernière partie, qui consiste à représenter le cœur de la fête, a une mise en page plus éclatée et audacieuse. Si le début de la bande dessinée était classique, doté de personnages secondaires tous identiques (comme on peut le voir dans la case avec les masques) et comportait beaucoup de textes, ce n’est pas le cas pour cette partie-ci. Les personnages sortent des cases et ont des proportions caricaturales. Les décors, quant à eux, sont abstraits, mais ont pour but de représenter une émotion, une atmosphère et non un élément physique. Ils illustrent la fête non seulement dans un sens propre, mais aussi dans un sens figuré. J’ai également choisi d’ajouter quelques citations liées à la fête pour compléter le tout. Je n’ai pas voulu que cette partie de la bande dessinée soit trop longue afin de souligner davantage l’esprit vif, festif et éphémère d’une fête endiablée. Ainsi, les personnages ne sont que brièvement exposés, mais leur habillement, leur posture et gestuelle permet d’avoir une idée de leur personnalité rien qu’en les regardant. La mise en page de ce passage a été réalisée sur le logiciel Medibang Paint Pro afin que cet effet soit mieux mis en valeur, étant donné que ce programme de dessin offrait des possibilités différentes de celles de PowerPoint.

En cours de route, l’idée de créer une forme d’interaction avec le lecteur m’est venue en tête. Je trouvais qu’il serait intéressant de faire participer le lecteur en lui faisant, par exemple, résoudre une énigme qui lui permettrait de lire la suite de l’histoire. Cette idée me semblait intéressante et créait un autre lien avec les fêtes, dans lesquelles on fait souvent des jeux et des devinettes de ce genre. Elle me permettait, par la même occasion, de briser le quatrième mur.

J’ai donc fait deux pages dans lesquelles je présenterais une énigme. Elles ont été réalisées à l’aide du logiciel Canva, qui permet d’utiliser des formes fantaisistes afin de créer des mises en page esthétiques. J’ai choisi de créer ces pages à partir de zéro, c’est-à-dire, sans utiliser de modèle déjà fait, afin d’obtenir un résultat plus personnalisé.

Finalement, c’est plus d’une trentaine d’illustrations complètes que j’ai dessinées dans cette bande dessinée d’une vingtaine de pages réalisée en moins de quatre mois.

[LOGICIELS]

Krita : Un logiciel de dessin qui se situe entre Paint Tool SAI et Photoshop. Krita a une interface simple et facile à utiliser en plus d’être personnalisable. Il offre davantage de brosses en plus de très bien capter la pression exercée sur le stylet, élément essentiel pour le dessin numérique. Je l’utilise depuis le mois d’octobre 2017. C’est avec ce logiciel que j’ai dessiné la plupart des illustrations des décors et des personnages.

Medibang Paint Pro: Un autre logiciel de dessin que j’ai commencé à utiliser en décembre 2016 pour sa version PC (vers septembre 2016 pour sa version Android). Il est très adapté pour la mise en page de planches de bande dessinée; je l’ai utilisé lors de la réalisation de quelques pages du projet.

Microsoft PowerPoint 2016 : Une version améliorée de Microsoft PowerPoint, plus à jour et plus complète. Elle offre notamment davantage de possibilités au niveau de la mise en forme et la retouche des images, ce qui est un grand avantage. C’est pour cette raison que j’ai utilisé ce logiciel pour faire la mise en page de la majorité des pages du projet.

Canva : Un logiciel disponible en ligne qui permet de faire de la mise en page d’affiches, de bannières et plus encore! Il propose des modèles déjà faits à l’avance, mais on peut aussi en faire par soi-même en utilisant des formes fantaisistes libres d’utilisation (ce que j’ai fait pour les deux pages liées aux énigmes).

[MATÉRIEL]

Ordinateur portable Alienware 15 R3

Tablette Wacom Intuos Pro

 

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