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Le droit chemin

Créé par

Publié le

10 janvier 2019

Modifié le

11 janvier 2019

AudioNiveau intermédiaireCréation individuelle

Bonjour, voici ma deuxième participation au concours « Ma vie! » du Square Numérique. Cette fois-ci j’ai opté pour un nouveau format: le Slam. Avant de vous expliquer le texte et mon processus de création je tiens à m’excuser pour la qualité du micro, je ne suis pas très équipé pour faire de l’enregistrement :/ 

Dans la description du projet je me devais de mettre le texte du poème comme ça même si vous n’aimez pas ma manière de déclamer ou que vous ne supportez pas le micro vous pourrez profiter du texte. Le voici donc en intégral :

 

L’horizon devant mes pupilles, j’observe             Ce paysage représente mon futur, c’est d’ailleurs pour cela que je parle de forêts vierge

Les lacs, les rivière titillent mon regard                en signe d’un futur inachevé.

M’invitent à rejoindre les forêts vierges

Des rayons du soleil d’autres part 

 

Je vois là-haut l’oiseau faire son nid                          Ce passage est un peu plus dur à comprendre. L’oiseau faisant son nid représente

Surplombant les tombes bercées par les orties     la vie de famille, les tombes représente la mort, mais une mort paisible. Le fossé

Loin le fossé menant à l’agonie                                    est une mort accidentelle, au périple d’une aventure et finalement la route sans entrave

Puis une route sans entrave, mes envies                   est une vie beaucoup plus simple à vivre sans risque.

 

Un pont si simple à traverser                                            On reste dans l’idée d’une vie simple, si simple que celle-ci  n’offre plus de surprise

Qu’on croirait sûr de prime abord                                d’où l’idée « d’angle mort ».

Mais qu’une fois enjambé

Sera dénué d’angle mort

 

Ça semble parfait un chemin dans obstacles

Sans débris, sans spectacles

Sans embûches, ni embâcles 

Pas de problèmes ni risque, mais pas non plus de miracles

 

Je vois le ciel me hurlant sa liberté                               Ici nous changeons de point de vue. Le ciel est représenté comme la liberté et comme

Les nuages exposant leur immensité                          non seulement une voie , mais finalement aussi l’absence de voies et de barrières.

Volent sans chaînes les oiseaux

Ni sentier, ni chemin là-haut

 

Là-haut, j’y verrais même les montagnes

La neige éternelle sur leur point culminant

Et je sentirais la brise qui accompagne

Les rêves des hommes les plus entreprenants

 

J’observerais les colombes voguant au loin              Tout d’un coup on change rapidement de décor. On parle ici de la mort, souvent si vite

Puis, soudain, prenant du plomb dans l’aile             et si inattendu. On y parle aussi rapidement de la vision du bien et du mal qui est  

C’est que le chasseur jugeait de bien                             ,selon le point de vue, complètement différente. 

Arrêter sa vie d’un coup de feu mortel 

 

Tout essaye de fuir la fatalité

D’éviter le dernier coup de tonnerre

Rien ne réussit à y échapper

Pas même les monts forgés de pierre

 

L’eau finira par en éroder les parois                         Le mot « sèche » et « séchera » ne sont pas utilisés au hasard. Les deux font référence au

La mer, à son tour, séchera                                           souvenir d’une vie disparu. Je rappelle cette idée à la ligne d’après quand je qualifie

Ne restera qu’un sol sèche et dur                                ce même sol de sans vie. 

Sans aucune vie, emplie de fissures

 

Je ne suis rien                                                                      Je me pose ensuite des questions pour les prochains vers. Qu’est-ce que ma place? etc.

Même pas une poussière                                                  J’ai décidé de rendre cette remise en question plus accessible au niveau grammatical 

Rien qu’un être humain                                                   pour que l’on comprenne mieux la réflexion que je trouve très importante, pour moi

Perdu dans la grandeur de l’univers                          en tout cas.

 

Quand il n’y aura plus de terre

Quand tout aura disparu

Quand sera morte la lumière

Que restera-t-il quand tout sera perdu ?

 

Rien n’a de sens

Rien n’a de but

À quoi servira mon existence

Lors du vide absolu

 

Ce paysage est pourtant si beau

Je vois les arbres offrir leurs fruits

Aux hirondelles comme aux corbeaux

Et les rayons du soleil subliment leur vol d’oiseau

 

Si tout était infini

Tout ne serait pas finalement futile

Ce paysage inaccompli 

Deviendrait inutile

 

La finitude de ma destinée                                    La voilà, le vers le plus important et la fin de la réflexion sur la mort. Celle-ci a finalement un

C’est ce qui lui donne sa superbe                       but et c’est elle qui nous fait apprécier notre passage sur terre. 

C’est ce qui nous permet de l’apprécier

Même dans ses instants les plus aigres 

 

Chaque moment est un cadeau

Chaque présent est un présent

Qui se termine en symbiose

Avec la mort mettant fin à tout instant

 

Peu importe ma voie, elle sera belle j’en suis sûr        Cette métaphore est un hommage à Émile-Auguste Chartier qui a écrit :

Car comme chaque fraise a goût de fraise                      « Comme la fraise à le goût de fraiseainsi la vie a le goût de bonheur »

La vie a goût de bonheur

 

Processus de création

Le processus de création est très simple finalement. L’écriture m’a pris un mois en tout. J’ai enregistré le texte avec mon modeste micro avec en arrière plan un drone ambiant nommé daybreak maximum que vous pouvez écouter ici : https://www.youtube.com/watch?v=kILB4JQqp5g

J’ai réalisé tout le clip et l’enregistrement en un jour. Voilà, c’est surtout l’écriture qui m’a prise du temps. Bref, merci d’avoir pris le temps de me lire

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