Projets

Soma

Créé par

Publié le

16 mars 2020

Modifié le

15 avril 2020

Modélisation 3DNiveau difficileCréation individuelle

Le projet que je vous présente est sous forme d’annonce publicitaire d’une compagnie nommée Lupa qui introduit un tout nouveau produit: Soma. Soma est un robot de forme humaine et dont l’intelligence artificielle se rapproche beaucoup de l’intelligence humaine. La publicité montre toutes les utilités qu’il peut avoir et les avantages qu’il peut amener à ses acheteurs.

J’ai tenté de créer une annonce dynamique qui pouvait se rapprocher de celles de vraies compagnies (telles Apple, Google, ect.) lorsqu’elles offrent de nouveaux produits. Elles mettent beaucoup l’emphase sur l’objet et son design. Ce qui explique mes plusieurs prises de vue sur le robot seulement.

Bon visionnement!!!

( Je vous conseille fortement d’écouter la vidéo avec des écouteurs pour une meilleure expérience et de modifier la qualité de la vidéo dans les paramètres pour une qualité de 1080p.)

Processus de création

Modélisation de Soma

Voici mon model sous format OBJ : https://drive.google.com/file/d/1Rwhsr0cSVPKjkV8byfHJqJnAiyqEYFWV/view?usp=sharing

L’entièreté du robot a été modélisé par moi-même. J’ai premièrement dû penser dans quoi se spécialisait ma compagnie et me mettre en situation pour créer un robot ayant un minimum de contexte et d’histoire. J’ai décidé que la compagnie se spécialisait en robotique (bien sûr) mais plus spécifiquement dans l’aide sociale et mentale de l’humain. Mon robot allait donc être de forme humaine, pour permettre un contact plus « humain » avec les clients et pour qu’il puisse mieux se confondre dans la masse. Son design allait être moderne.

J’ai donc modélisé mon robot en 3d. Je l’ai fait sur Blender 2.8. La modélisation a prit un peu trop de temps à mon goût. J’ai commencé par la tête et ai fini par les pieds. Je me suis beaucoup attardé sur les proportions humaines. Cela a été pour moi un défi, car je n’avait jamais vraiment prit le temps dans ma vie d’étudier la forme complexe qu’a le corps humain. Ce concours m’a amené à les apprendre et j’en suis très reconnaissant car c’est une notion qui va m’être très utile dans mes prochains projets. 

J’ai imaginé comme système d’articulation un système magnétique. Chaque boules seraient de puissants aimants qui maintiendraient chaque pièces de Soma ensemble. Le fait que ce soit des aimants lui permettra de bouger dans toutes les directions et même de détacher ses membres pour les changer en cas d’endommagement.

J’ai agrémenté mon robot de quelques gadgets amusants et surtout utiles. La caméra allait nous servir de comprendre dans les animations où la machine regardait. Elle servirait dans la réalité comme caméra de surveillance ou simplement comme appareil photo qui capturera tous vos beaux moments. L’écran sur le torse serait tactile et permettrait d’avoir un contrôle plus rapide sur Soma. J’ai rajouté à l’arrière une vitre qui donne sur les circuits qui font fonctionner mon appareil. Le « bouton » au milieu serait comme le « le cerveau » du robot. Il s’occuperait de gérer les émotions, ce serait lui qui recevrait les donnés et qui donnerait les ordres au corps.  Les plusieurs disques contenus dans le boutons sont de différents systèmes qui rempliraient ce rôle. L’information voyagerais par la tige du milieu. Les quatre plus grosses pièces sont des batteries pour ne faire fonctionner que ce système qui, comme le cerveau, consomme beaucoup d’énergie. Les tuyaux en spirales sur les parois du bouton son des tuyaux de refroidissement par où un liquide froid circulerait.Les circuits à l’arrière seraient, eux, comme le « cervelet » du robot. Il s’occuperait plutôt de la motricité de l’automate.

Pour modéliser mon invention, j’ai surtout utilisé l’outil « sculpter » pour pouvoir mieux travailler les petits détails. Cela m’a pris plus de temps, mais le résultat n’aurait pas été le même sans.

J’ai aussi à la suite modéliser un petit enfant low poly.

Rigging

Pour  pouvoir animer un personnage en 3d, il faut lui construire un « squelette » (rig). J’ai donc créé par moi-même mon squelette pour qu’il fonctionne avec ma machine. La complexité de plus dans ce que j’avais à faire était de faire tourner les boules avec le mouvements des membres. J’ai aussi dû « rig » jusqu’aux dernières phalanges des doigts pour qu’il puisse être complètement animable. C’est une nouvelle capacité, de faire un squelette, encore développé grâce à ce concours.  

J’ai aussi créé un « rig » pour l’enfant pour pouvoir, par la suite, l’animer.

Animation

J’ai concentré toutes mes connaissances et capacités en animation pour que le rendu soit le plus naturel possible mais tout en gardant en tête que le personnage que j’animais était un robot. Il fallait donc qu’il ait une démarche un peu mécanique. J’ai passé beaucoup de temps à perfectionner les plus petits détails. J’en suis très fier et c’était le première fois que j’ai autant animé. Combien de temps ai-je resté devant mon miroir à répéter et répéter encore de simples mouvements pour en déloger les plus petits cillements? Je crois ( plutôt je sais ) que l’animation dans son ensemble et mon activité favorite dans le 3d. Tant de choses sont maintenant rendues possibles grâce à l’animation 3d qu’on ne peut même plus distinguer l’animation 3d de la vraie vie ( Olala quel pléonasme!). 

L’animation a été plus longue à faire car mon personnage avait beaucoup de polygones et c’était très demandant pour l’ordinateur et ma patience pour ne faire bouger qu’un avant bras.

Pour l’enfant, cela a été plus rapide, car le fait qu’il ait moins de polygones (low poly) faisait qu’il était plus rapide de l’animer.

Réalisation des séquences

Pour qu’une séquence soit complète, il ne suffisait pas que d’animer les personnages. Il fallait que j’anime en plus les mouvements de caméras et que je créer un arrangement de lumières qui me convenait dans le logiciel. Dans certains cas, j’ai modeler un environnement low poly autour pour donner un certain contexte et aussi pour que ce soit plus intéressant visuellement. 

J’ai rajouté le plus de de détails possibles dans les scènes avec environnement ( sans non plus les saturées ). J’ai entièrement créer les objets qui entourait les personnages. J’ai beaucoup joué avec les matériaux pour trouver des motifs, couleurs et textures pour donner l’effet voulut.

J’ai aussi dessiné sur le logiciel Autodesk Sketchbook pour rajouter quelques détails.

Dans la séquence des paniers à l’épicerie, j’ai fait une simulation pour que les objets réagissent en respectant la physique. Je me suis aussi inspiré des événements actuels ( tout ce qui entour la crise du COVID-19 ) dans cette scène. J’y ai illustré l’abondance de produits que les personnes s’empressent de prendre, entre autre de produits en cannes, des boissons et bien sûr les papier hygiénique.

Effets spéciaux

Vers la fin de l’annonce, on peut voir Soma dans un environnement réel. Ce sont bien sûr des effets spéciaux. Je trouvais pertinent de faire ces incrustations car les VFX ( abréviation d’effets visuels ) sont présents dans presque tous les films et nous permettent d’illustrer réalistiquement des événements invraisemblable sans que ce soit trop couteux ( selon la production ) et sans même mettre des vies en dangers. Cela me donnait donc envie de me donner un tel défi.

Ce processus se divise en trois grandes parties:

-Filmer

Je devais filmer dans un endroit ou plusieurs trackers pouvaient être disposés et d’une manière qui nous permettra de les voir les plus longtemps possible. J’ai aussi dû prendre une photo 360 avec Google Street View pour avoir les bonne reflexions sur mon model 3d.

-Tracking

J’ai importé la vidéo dans Blender. J’ai ensuite créé plusieurs trackers dans la vidéo pour pouvoir reproduire le mouvement de la caméra dans mon logiciel de 3d. Je leur ai fait suivre le mouvement que je faisait avec la caméra quand je filmais. C’est une étape cruciale qui compte pour beaucoup dans le résultat.

-Finition

J’ai ensuite recréé l’environnement dans le logiciel pour que les réflexions et les ombres soient à la bonne place. J’ai aussi ajuster les lumières pour qu’elles soient exactement comme au moment où j’ai filmé.

Dans la séquence où le robot marche dans une rue avec des graffitis, j’ai rajouté, en plus de l’automate, les feuilles et sacs qui virevoltaient pour rajouter un peu de réalisme.

Dans la séquence avec la voiture, j’y ai incrusté mon produit et une voiture que j’ai trouvé sur un site de model gratuit et sans droit d’auteur. Je l’ai modifié à ma guise. C’était un model d’une voiture de la marque Audi. J’ai enlevé le logo Audi car je savais que je n’avais aucun droit sur cette grande marque. J’ai utilisé l’extérieur de ce model https://www.cgtrader.com/free-3d-models/car/luxury/audi-r8-dccd0672-d1be-452b-b11e-7494a6a33efb et l’intérieur de celui-ci https://www.cgtrader.com/free-3d-models/car/sport/audi-r8-0ed14379-c4e2-44c2-9eaf-97410e737c8f

Rendering

  Le rendering est, en bref, l’étape par laquelle le logiciel convertit l’information en images et éventuellement en vidéos. Dans Blender, il y a deux principaux modes de rendering: Evee et Cycles. Evee est un mode qui est très rapide ( 1 image/10 sec pour mon projet ) mais qui néglige certains détails comme des réflexions, de la transparence, des ombres et j’en passe. Cycles, quant à lui, est une option beaucoup plus lente ( soit 1 image/8 min pour mon projet ) mais dont le résultat se rapproche beaucoup de la réalité. J’ai décidé de render en Cycles, car je préférais avoir un  résultat plus professionnel même si cela m’enlevais du temps.

Mon animation comporte 30 images/ sec .

Montage

Les vidéos ont été éditées dans IMovie.  Je m’était auparavant fait un storyboard. Les vidéos étaient donc coordonnées et il ne me restait plus qu’à assembler le tout, mettre la musique, ajouter des textes et quelques effets et faire quelques modifications.  

La musique qui accompagne ma vidéo est Summer Night Skies par Mattijs Muller. Je l’ai trouvé sur ShutterStock music. Cela a été un coup de foudre et je me suis immédiatement imaginé ma vidéo dessus. Pour respecter les droits d’auteur, j’ai dû payer ses droits d’auteurs ( 49$ US ). Je tenais spécialement à utiliser cette ambiance moderne et techno qu’elle apportait.

J’ai inclut dans mon annonce toutes les facettes que je trouvaient importantes de démontrer pour mon produit. J’y présente ses utilisations autant personnelles qu’au niveau industriel.

Soma pourra empêcher que vous vous sentiez seul.e dans votre maison. Il sera votre compagnon personnalisé avec qui vous pourrez vous divertir et apprendre. Il vous défendra contre les dangers. Il restera fidèle et ne pourra jamais développer de sentiments amoureux pour son client.

Soma sera aussi votre employé parfait. Il effectuera tout à la lettre et sans incidents. Vous n’aurez pas non plus à la payer ou mettre la vie de quelqu’un à risque dans un travail dangereux.

Il est entièrement personnalisable pour vous plaire le plus possible.   

Il saura bien s’intégrer à votre réalité et il s’adaptera pour être plus performant et utile.

Le fait qu’il soit capable de dialoguer aussi bien qu’un humain répond au test de Turing qui prouve que Soma est doté d’une IA performante. Ce test constitue à faire dialoguer une personne à l’aveugle avec, une fois, une autre personne et un autre fois avec un ordinateur. Si la personne n’arrive pas à distinguer lequel est l’ordinateur, cela signifie que l’intelligence artificielle de l’ordinateur est très performante.

Mon point de vue sur l’IA

La vidéo présente mon point de vue positif de l’intelligence artificielle. Je crois qu’elle pourra nous apporter de grandes avancés dans le monde, comme elle le fait déjà. Je ne pense pas que cette intelligence artificielle nous mènera à nos fins. Je ne pense pas non plus qu’un jour, l’intelligence artificielle pourra penser par elle même. Nous n’avons et je pense que nous n’aurons jamais les informations nécessaires pour pouvoir expliquer le cerveau par un simple algorithme. Pourtant, je suis capable de comprendre ceux qui craignent cet esprit artificiel. Je comprend totalement le fait qu’elle pourrait devenir invasive ( son omniprésence, son accès à toutes les données sur nous, etc. ). Je prend comme exemple le robot que j’ai créé. Je ne m’imaginerais pas être accompagné tous les jours dans ma maison par sa présence. Je ne me sentirais pas à l’aise, car je crois que tout le monde doit se garder un petit jardin secret, ou au moins un endroit d’isolement sans être surveillé. Avec un robot comme Soma, cette culture d’une terre de paix et d’apaisement sera plus difficile voir impossible d’accès. Pour moi, c’est un grand désavantage de l’IA. Il y a aussi le fait qu’un robot comme Soma pourra nous remplacer dans presque toutes les professions, même celles qui demandent une assistance psychologique. Les gens se retrouveraient ensuite sans emplois et il y aura suite à de grands débats de principes et pourra même, poussé à l’extrême, devenir un sujet de guerre. Ce fait est un autre des dangers de l’intelligence artificielle.

Conclusion

Ce projet est celui en 3d dans lequel je me suis le plus donné. J’y ai mit cœur et âme, efforts et temps. J’ai amélioré plusieurs de mes facettes en tant que modélisateur 3d et je compte continuer dans cet élan. 

Je vous remercie beaucoup de nous encourager de cette manière. C’est très généreux de votre part de nous pousser à se dépasser et ainsi cultiver les talents chez les jeunes.

Bonne délibération!

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